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Censure dans les livres pour enfants

Revue de la BnF n°60

Sous la direction de Marine Planche et de Jean-Yves Mollier

La censure appliquée au livre pour enfants

En préambule, Jean-Yves Mollier rappelle qu’au XIXe siècle, au moment même où se constitue une littérature pour la jeunesse, l’Enfant représente, de la même manière que la Femme ou le Peuple, une catégorie sous surveillance, perméable par nature à l’influence néfaste des mauvaises lectures. L’abbé Bethléem joue un rôle considérable dans la campagne menée dans la première moitié du XXe siècle contre les journaux licencieux et les illustrés pour la jeunesse (Anne Urbain). Ce sont en effet ces illustrés, français (L’Épatant) puis américains (Le Journal de Mickey), qui concentrent dans un premier temps les attaques des censeurs, dont les arguments d’ordre moral ou esthétique constituent paradoxalement l’un des premiers discours critiques sur la bande dessinée (Sylvain Lesage). La même accusation de propager, par l’exemple, la criminalité juvénile se retrouve dans les discours à l’encontre du cinéma (Roxane Haméry).
En France s’est mise en place, en juillet 1949, une législation qui encadre les publications à destination de l’enfance et de l’adolescence, qui « ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit […] présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse ». Dans le même temps, aux États-Unis, est apparue, selon des modalités un peu différentes, la Comics Code Authority qui régira pendant des décennies la publication des comics américains (Jean-Paul Gabilliet).

Informations pratiques

Description
Broché, 176 pages, 100 illustrations, 17 × 24 cm
Date de parution
19 mars 2020
ISBN/EAN
978-2-7177-2835-4 /
9782717728354
Editeurs
  • BnF Éditions
Distributeur
Interforum
Disponibilité
A paraître